Ce livre audio est l’un de mes projets de fin d’année à l’ESRA. La consigne était simple et efficace : à partir d’un livre de mon choix, réaliser un livre audio d’environ cinq minutes, en fonction de la taille du chapitre adapté.
Étant fan du Petit Prince depuis mon enfance, ce choix s’est imposé comme une évidence. Après de nombreux tests de micro et d’intonation, j’ai cherché à faire ressortir ce qui me touchait le plus dans cet écrit :
L’écriture enfantine : en adoptant un ton calme et posé, comme lors d’une lecture à un enfant.
Le vide de l’univers : mis en avant par un bourdon de grave.
La proximité et le côté très sensoriel : grâce à des prises de son en proximité.
À travers mes choix de réalisation et de mixage – musique, sélection du microphone, timbre de la voix, ton, structure – j’ai voulu créer un livre audio à la fois immersif et fidèle à l’œuvre originale. Mon objectif était de proposer une interprétation à la fois mature et empreinte de l’innocence propre au Petit Prince.
Ce projet de carte postale sonore est l’un de mes travaux marquants, mêlant narration, design sonore et expérimentation en prise de son. Inspiré par l’esthétique des années 30-50 et par la figure du clown triste, j’ai voulu explorer la dualité entre le masque social et la réalité intérieure.
À travers un travail minutieux sur les ambiances, les bruitages et le mixage, j’ai cherché à plonger l’auditeur dans l’univers sombre et mélancolique d’un artiste hanté par son propre rôle. En utilisant des plans-séquences sonores, j’ai voulu apporter une dimension cinématographique à l’écoute.
Le projet repose également sur un choix musical fort : My Heart Will Stop in Joy de The Caretaker, une œuvre abordant la mémoire et la dégradation cognitive, ajoutant ainsi une couche de lecture supplémentaire à ce travail.
Un élément clé de cette création est sa structure en boucle, un artifice qui sert le propos de fond. En permettant à l’écoute de se répéter indéfiniment, cette boucle traduit l’impuissance du personnage face à son quotidien et son incapacité à se détacher de son rôle.
Ce projet m’a permis de développer mon approche du storytelling sonore.
Ce projet de court métrage née encore une fois d’un devoir maison où l’ont devait répondre à la question : Pourquoi avoir choisi de s’orienter vers la création sonore ?
Pour moi, une grande partie de la réponse se trouve dans Shining, un film qui m’a profondément marqué et influencé. C’est dans cette logique que j’ai construit mon projet, en mêlant références cinématographiques, humour et introspection.
Face à la difficulté de parler de moi directement, j’ai choisi d’aborder ce sujet avec une approche absurde et sincère, en mettant en scène l’incapacité à se livrer pleinement entre ami. Pour renforcer l’immersion, j’ai enregistré chaque dialogue avec mes proches, en laissant place à l’improvisation.
Le projet repose sur une approche quasi-documentaire, où chaque prise intègre non seulement les dialogues, mais aussi les bruits environnants, rendant le mixage plus naturel. Cette recherche de réalisme m’a confronté à ses limites, notamment les contraintes techniques liées à la réverbération et à la captation en conditions réelles.
Malgré les défis, ce projet m’a permis d’explorer la direction artistique, d’expérimenter la prise de son en conditions spontanées et de jouer avec les subtilités d’un storytelling sonore.
Dans le cadre de mon cursus, j’ai participé à la prise de son du morceau Morning Roots, interprété au piano par Lucas Brient. Nous avons conçu une configuration multi-miking afin de capter la richesse des timbres : attaques des marteaux, résonance de la table d’harmonie et profondeur des graves.
Mon travail a consisté à rechercher un son intime et mélancolique, en jouant sur la délicatesse de la sourdine, l’ouverture du piano et la complémentarité des micros. Le mixage a ensuite visé à préserver le naturel et la douceur de l’instrument. Ce projet m’a permis d’affiner mon approche du son acoustique et de développer une écoute précise des nuances du piano
Dans le cadre de mon cursus, j’ai participé à l’enregistrement live session du groupe The Coffin Corner à Angers. Nous avions prévu tout le matériel nécessaire et mobilisé des camarades de notre formation pour nous accompagner et réaliser la captation vidéo. J’ai travaillé sur la prise de son multipiste, le reamp des guitares et la création d’un mix final entièrement analogique, utilisant EQ et compresseurs pour chaque instrument afin de retranscrire l’énergie du groupe.
Ce projet m’a permis de développer mes compétences techniques et artistiques en situation réelle, tout en gérant les contraintes acoustiques, la logistique et les choix créatifs du mixage.
Dans le cadre de mon cursus à l’ESRA, j’ai participé à un projet de mise en scène sonore consistant à recréer intégralement la bande-son d’un extrait de film. Nous avons relevé le défi de retravailler un passage de Wall-E, où j’étais responsable de la création des ambiances, du paramétrage des réverbérations et de la réalisation des bruitages, le tout en suivant un découpage technique rigoureux.
Ce projet m’a permis de gagner en efficacité opérationnelle : j’ai perfectionné la gestion de mes banques de sons et mis en place des systèmes de collections thématiques pour caractériser plus finement l’identité sonore des personnages.
Dans le cadre de mon cursus, j’ai eu pour mission de refaire intégralement le son d’une scène de notre choix. J’ai alors sélectionné une scène d’animation du film The Wall, réalisé par Alan Parker en 1982.
Pour ce projet, j’ai réalisé le bruitage ainsi que le sound design de l’extrait sur Pro Tools. J’ai ensuite composé toute la musique qui l’accompagne sur Ableton Live 12, en m’inspirant des lignes de basse planantes de Pink Floyd. J’ai également travaillé les différentes phrases de mon solo de guitare dans le style de David Gilmour, en construisant mes solos à travers le montage sonore.
Ce projet a été particulièrement plaisant à réaliser, car il combine à la fois montage son et création sonore originale.